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Molière de A à Z

Caricatures

Les ennemis de Molière ne se privent pas de faire de lui de cruelles caricatures, notamment à l’occasion de la querelle de L’École des femmes :

Boursault, ami des Corneille, fait représenter à l’Hôtel de Bourgogne Le Portrait du peintre ou la Contre-critique de L’École des femmes, suivi de la triste Chanson à la coquille, œuvre obscène et ordurière, dirigée contre Madeleine Béjart, et Molière lui-même. Puis, après la réponse du poète que constitue L’Impromptu de Versailles, c’est au tour de Donneau de Visé de répliquer avec La Vengeance des Marquis, et c’est enfin le fils du comédien Montfleury qui, dans L’Impromptu de l’Hôtel de Condé, caricature le jeu de Molière acteur :

Il est fait tout de même ; il vient le nez au vent
Les pieds en parenthèse, et l’épaule en avant […]
Les mains sur les côtés d’un air peu négligé,
La tête sur le dos comme un mulet chargé,
Les yeux fort égarés, puis, débitant ses rôles,
D’un hoquet éternel sépare ses paroles.

Quelques années plus tard, au terme de « l’affaire du Tartuffe », est imprimé Élomire hypocondre, pièce satirique d’un certain Le Boulanger de Chalussay, dont on sait bien peu de chose. Molière y est moralement présenté comme un personnage au caractère difficile, obsédé par le cocuage, dur et hautain avec les comédiens de sa troupe, qui vont jusqu’à lui faire passer une audition pour faire éclater son inaptitude à jouer du théâtre tragique. Son aspect physique y est également caricaturé :

Élomire, frappé par la maladie, est très amaigri, et ses bras qui « naguère étaient de vrais gigots […] ne sont que des os […] plus secs que vieux squelettes. (Voir portrait et iconographie).