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Molière de A à Z

Humeurs

L’explication de la psychologie individuelle par un déterminisme physiologique est connue depuis l’antiquité, en particulier grâce à la médecine galénique. Furetière définit ainsi les humeurs :

On appelle les quatre humeurs les quatre substances liquides qui abreuvent tous les corps des animaux et qu’on croit être causes des divers tempéraments, qui sont le flegme ou la pituite, le sang, la bile, la mélancolie.

Selon en effet que prédomine en chacun flegme, sang, bile jaune ou bile noire, le tempérament se fait doux et posé, gai, colérique ou chagrin. Tendant à assujettir tous les phénomènes à une symbolique universelle, le XVIe siècle avait voulu établir un lien analogique entre les quatre humeurs, associées aux qualités du sec et de l’humide, du chaud et du froid, et les quatre éléments : l’air, l’eau, le feu et la terre. Le défenseur le plus célèbre de la doctrine des humeurs au XVIIe siècle est un médecin, Cureau de la Chambre, bien connu des milieux mondains, particulièrement de celui de Mme de Sablé, et auteur d’un ouvrage, L’Art de connoistre les hommes, Paris. 1659. (Sur la médecine au XVIIe siècel, voir Patrick Dandrey, La Médecine et la maladie dans le théâtre de Molière, 2 t., Paris, Klincksieck, 1998).