Molière
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Molière de A à Z

Parterre

C’est la partie centrale d’une salle, faisant face à la scène, dans laquelle les spectateurs se tiennent debout, et dont le prix d’entrée est le plus bas. Par extention, le mot désigne le public populaire, constitué de laquais, de mousquetaires, de truands, d’artisans et d’étudiants, public qui pour Molière jouit du meilleur jugement, mais qui, aux yeux des doctes, ignore tout du théâtre. « Ris donc, parterre, ris donc » lance avec dépit un fâcheux, décrit par Dorante dans La Critique de l’École des femmes. De ce public bigarré et bruyant qui sait aussi « faire le brouhaha » pendant les représentations, Sorel écrit en 1642 : « Le parterre est fort incommode pour la presse qui s’y trouve de mille marauds, même parmi les honnêtes gens auxquels ils veulent quelquefois faire des affronts, et, ayant fait des querelles pour un rien, mettent la main à l’épée et interrompent toute la comédie. » Il arrive même qu’il parvienne à faire suspendre un spectacle qui ne lui plaît pas et à faire changer la pièce au programme, comme le rapporte Donneau de Visé. Il crée également des désordres graves, pouvant aller jusqu’à la mort d’homme, ce qui entraîne l’interdiction royale faite aux laquais, et plusieurs fois renouvelée, d’y porter la dague, l’épée ou le pistolet.