Molière
Œuvres Chronologie Molière de A à Z Molière et Pézenas
Médiathèque
Bibliographie Filmographie Iconographie Actualités Liens Contact

Molière de A à Z

Pensions

Il est fréquent que les grands du royaume soient protecteurs d’une troupe de théâtre. Celle de Molière, jouissant des faveurs du Prince de Conti, le troisième personnage de l’État, jusqu’à son retour à la religion en 1656, reçoit plusieurs milliers de livres de l’assemblée des États de Languedoc. En 1663, alors que depuis la mort de Richelieu, soit pendant vingt ans, le pouvoir s’est peu préoccupé des écrivains, Louis XIV accorde enfin des gratifications, ainsi que le note La Grange : « M. de Molière a reçu pension du roi en qualité de bel-esprit et a été couché sur l’état pour la somme de 1000 livres, sur quoi il fit un remerciement en vers pour sa majesté. » Deux ans plus tard, elle s’élève à 7.000 livres, alors que la troupe prend le titre de Troupe du Roi, pour atteindre ensuite 12.000 livres, montant de celle de l’Hôtel de Bourgogne. Bien que ces pensions soient généralement payées de manière quelque peu irrégulière, nous n’avons pas trace de plaintes de Molière, ce qui laisse penser que ses revenus ainsi que ceux de sa troupe ne le rendent pas trop dépendant de ces gratifications. Dans le dernier quart du siècle, toutes les troupes, y compris celle des comédiens italiens, sont pensionnées par le roi, ce qui les oblige à se rendre à la Cour à sa demande pour y donner des représentations (Voir C.E.J. Caldicott, La Carrière de Molière entre protecteurs et éditeurs, Amsterdam-Atlanta, Rodopi, 1998).