Molière
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Molière de A à Z

Revenus

La considération sociale et la condition des comédiens s’améliorant au long du siècle, certains d’entre eux connaissent une belle aisance financière. Après les débuts difficiles de L’Illustre Théâtre, qui valent à Molière de connaître la prison pour dettes, la troupe ne connaît pas la gêne durant son errance de treize ans en province, aux dires de Dassoucy, un poète musicien associé à elle, et nous savons que Molière a reçu plusieurs milliers de livres des États du Languedoc et des riches protecteurs de la troupe. Par la suite, sa situation ne cesse de s’améliorer. Nous savons ainsi, grâce au registre de La Grange, que Molière perçoit, entre 1658 et 1673, 51.670 livres. En outre, il bénéficie d’une double part, comme auteur, ainsi que le prévoit le contrat de la troupe, et il continue d’occuper sa charge de Tapissier du roi. Enfin, si l’on ajoute à cela sa part de la pension royale qu’il perçoit en tant que « bel esprit », ses droits d’auteurs à l’édition, on parvient à un total de 160.000 livres environ, ce qui constitue une véritable fortune. Molière se montre constamment d’une grande générosité à l’égard de ceux qui l’approchent, et il n’hésite jamais à prêter de l’argent : on lui doit, à sa mort, plus de 25.000 livres, dont 11.000 pour le seul Lully, avec lequel il s’était brouillé. Quant à sa façon de vivre, elle témoigne d’une relative indifférence aux choses matérielles : alors que le train de vie de sa femme est somptueux, les pièces que lui-même occupe dans la maison du Palais-Royal ou dans sa retraite d’Auteuil, sont au contraire sobrement meublées.