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Molière de A à Z

Théâtre du Marais

Ce théâtre, l’un des plus célèbres de Paris, connaît une histoire mouvementée. La collaboration étroite de Pierre Corneille et de l’excellent acteur Montdory, contribue de manière décisive à la renommée de cette scène rivale de l’Hôtel de Bourgogne, dont la salle n’est autre qu’un jeu de paume, au n° 90 de l’actuelle rue Vieille-du-Temple. Cette troupe doit en effet constamment se défendre des manœuvres de Bellerose, qui réussit à plusieurs reprises à arracher au roi l’ordre de transfert de divers comédiens, mais elle reçoit l’aide de Richelieu, grand amateur de théâtre. La troupe y monte L’Illusion comique, Le Cid, Horace, Cinna, Polyeucte, La Mort de Pompée, Le Menteur, succès qui assurent sa réputation et une brillante carrière, à laquelle un incendie porte un rude coup en 1644, détruisant le théâtre, mais aussi les décors et les costumes. Dix mois plus tard, la salle est reconstruite et « les petits comédiens » — comme on les appelle, par opposition aux « grands comédiens » de l’Hôtel de Bourgogne — rejouent et passent par diverses périodes de prospérité et de détresse. Le Marais connaît notamment un succès triomphal avec une pièce à machine, La Toison d’or, que Louis XIV voit deux fois, mais Lully lui porte le coup fatal avec son privilège d’exclusivité, ce qui interdit à la fois la représentation des comédies-ballets et des pièces à machines.