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Molière de A à Z

Versification

Alors que, de toute évidence, l’écriture moliéresque est aussi forte en vers qu’en prose — Dom Juan en témoigne —, le public du XVIIe siècle est fort attaché à l’alexandrin, et certaines œuvres ont peut-être pâti dans un premier temps d’avoir été écrites en prose, comme le dit Grimarest à propos de L’Avare : « À peine fut-il représenté sept fois. La prose dérouta ce public. “Comment, disait M. le Duc de X., Molière est-il fou et nous prend-il pour des benêts de nous faire essuyer cinq actes en prose ? A-t-on jamais vu plus d’extravagance ? Le moyen d’être diverti par de la prose !” ». Il va de soi que nous sommes, avec le recul du temps, d’un avis différent, et que nous considérons que la force du style de Molière transcende ces modes d’écriture.

Boileau, pour sa part, a toujours reproché à Molière de ne pas soigner suffisamment sa versification, sauf, selon lui, dans le poème adressé à son ami Mignard, La Gloire du Val-de-Grâce. Brossette rapporte les paroles de Boileau à ce sujet : « Dans ce poème sur la Peinture, il a travaillé comme les peintres à l’huile qui reprennent plusieurs fois le pinceau pour retoucher et corriger leur ouvrage, au lieu que, dans ses comédies où il fallait beaucoup d’action et de mouvement, il préférait les brusques fiertés de la fresque à la paresse de l’huile. »